Tuesday, July 07, 2009

QUE FAIS JE ?

Aujourd'hui rien.
Je pense et me promène dans mon cerveau.
Je vois des choses et d'autres.
Des images qui refusent de partir et qui me reviennent...le mari qui étrangle la femme infidèle. La maîtresse qui empoisonne l’amant qui refuse de quitter son épouse. Le voleur minable qui travaille les vieilles à coup de tournevis dans les genoux pour leur faire cracher la planque de leur magot. L’alcoolo tellement excédé par les cris de son môme qu’il le jette par la fenêtre. Le vieux couple qui se fout sur la gueule à coup d’électroménager à cause du programme télé. La mère célibataire en fin de droit qui se colle la tête dans la cuisinière et qui fait péter l’immeuble. La petite fille blonde et dorée qui joue dans la cour et que l’on retrouve étranglée, la jupe retroussée et la culotte dans la bouche dans le terrain vague du boulevard Jean Jaurès. C’est la mère de famille qui, entre ses huit heures de boulot dans le bruit de l’usine, ses trois heures de RER bondé, les course et le ménage, les enfants à prendre à l’école et la bouffe à préparer tous les jours, ne supporte plus que son mari la prenne vite fait tous les soirs dans leur petite chambre bleue qui donne sur le parking de la cité et qui le tue parce que personne ne peut rien pour elle.
C’est cet homme dans le Nord, laminé par dix années de mine, quinze ans de chômage et toute une vie d’alcool qui un jour en regardant sa fille trouve que sa poitrine a poussé et se dit que lui aussi comme à la télé il pourrait avoir une belle fille dans son lit et qui la viole.
C’est ce père de famille qui voit ses enfants dormir dans la voiture parce que son SMIC ne vaut même pas le prix d’une aumône et qui avale une bouteille de Destop parce qu’il n’a même plus la force de crier.
C’est des périphéries de villes où l’on est tellement loin de tout qu’il n’y a plus d’autres solutions que de pisser dans les ascenseurs pour sentir qu’on est au moins capable de faire chier les autres.
Ca fait trois lignes dans les journaux et nous on en sort une pleine page parce que le malheur des autres ça fait du bien à tous ceux qui n’y sont pas encore complètement tombés.
Alors oui ! je le dis ! Je l’affirme ! A trop naviguer dans ces eaux là on finit par n’être rien d’autre qu’un vautour de la misère. Parce qu’avec le temps et l’habitude on finit par voir un bel article là où il n’y a qu’un drame. Ce jour là on est passé sans le savoir de l’autre coté et il n’y a plus de potentiel, plus de brillant avenir… c’est la fin et on ne le sait pas.

6 comments:

l'Épicier said...

Les Chiens Écrasés - tome 2
bientôt en rayon ?

amour et tête de gondole
votre Épicier

Anonymous said...

Vite, un autre bouquin ! Je m'emmerde avec mes Dean R. Koontz à la manque.

bilbo_moria said...

Ah ah, Dean Koontz, le sous Stephen King de la côte ouest. Bien loin du sieur Roubaud', en effet (que je pense à lui mais que comme un gros naze, j'ai pas le temps de l'inviter à déj, chiasse)

Jean Noël said...

Il n'est pas très bon en français. Autant le lire en biftek pour avoir 2, 3 frissounets. J'avais un peu aimé "Midnight" et aussi "Ligthning" le reste est gamineux.

Pie borgne said...

Voici le tableau bien pignoché du fond du trou du cul de la pouillerie souchienne. Même soeur Emmanuelle n'y pourrait rien et se serait faite virer ou buter par ces misérables. Prendre bonne lecture du papier qui s'y attarde c'est bel et bien une opportunité de conjurer ce dans quoi on est pas encore tombé en objectivant la merde tapie sous nos certitudes qui attend de jaillir comme l'obus meurtrier qui sort du fût du canon mais c'est aussi cette petite dépravation bourgeoise de rejouer et de participer et de jouir du meurtre, du suicide dégueulasse, du viol monstrueux en se disant que c'est horrible. Mon Dieu, les pauvres etc. Posez vous la question : qui serais-je sous Pétain ? Un résistant ? Un planqueur de résistant ? Un héros prêt à se faire flinguer ? Mon cul. Plus souvent un lâche, un opportuniste, un systèmeDéiste pourri qui balance son Adelstein de voisin qui a de la belle vaisselle et un fauteuil tout cuir confortable sur lequel tu lorgnais depuis des années. Pareil à la libération d'ailleurs quand tous ces nazes ont fissa collé un brassard FFI sur leurs manches. Pas pour la France, ça non, pas pour la France.

philippethomas said...

Force le trait, et tu seras entre Zola et Hugo !
Dans tous les cas, c'est bon, trés bon !